De Quito, je rejoins la Colombie par la panaméricaine.
Pas la route la plus belle mais elle passe notement par Otavalo, une ville indigene réputée pour son artisanat, oú j'ai surtout apprécié les tenues traditionnelles et la fierté des gens.
Aprés 6 semaines de dépassement du visa, l'officier de la douane ne m'a posé aucun probleme pour la sortie.
Entre 2 massifs, je m'arrete dans la vallée de Sibundoy, oú me recoit la famille de Miguel Angel, un taïta (shaman). Il y en a plus de 20 dans cette ville, d'origine camentsa, et il y a un bon effort de conservation de la culture avec par exemple l'école bilingue.
Pas vraiment convaincu par sa purification au tabac et autres aspersions, le mal est quand meme passé. Mais je reste encore 3 jours a cause des pluies diluviennes. Les 5 garcons et la fille étaient seuls pendant cette période et ils m'ont impressionné par leur autonomie et l'éducation entre eux.
(peinture de Jesus Chavez) |
Je ne trouve pas en Mocoa la population d'artisans dont on m'avait parlé.
Intéressé par la culture camentsa, je devais aussi aller chez le taïta d'une communauté proche ; mais exaspéré par tant de pluie je décide betement de retourner de l'autre coté de la cordilliére.
Le paramo (foret humide au-dela de 3000m) est encore l'occasion de me faire bien tremper. Elle ne me lachera pas jusqu'á Popayan oú la saison devrait etre terminée.
J'y arrive en plus avec la jante arriere félée de 8 cm, d'autres petits problemes mécaniques et les genoux en vrac...
Un peu plus au nord Cali me laisse surtout l'impression d'une ville de paranos... je poursuis encore vers le nord, avec la canicule cette fois.
Un début colombien un peu décevant donc, surtout qu'on me l'avait présentée de facon tres positive. En meme temps, d'autres me prévenaient que cette incursion vers l'est était un terrain de guérilla active alors ca aurait pu etre pire...